CFC Prospect Game 2026: une superbe opportunité pour onze québécois


Le 23 mai prochain, à Hamilton Stadium, onze joueurs issus du Québec revêtiront leur uniforme sous les projecteurs et en direct sur les ondes de TSN. Jamais la province n’aura été aussi bien représentée dans ce match showcase qui sert, depuis six ans, de tremplin vers le football universitaire canadien et américain.

Le CFC Prospect Game, présenté par Canadafootballchat.com en collaboration avec TSN, tient cette année sa sixième édition — et sa première en soirée, coup d’envoi prévu à 20h. Soixante-treize des meilleurs espoirs du secondaire au Canada s’affronteront devant des entraîneurs universitaires venus de partout au pays. Pour les onze Québécois sélectionnés, le chemin jusqu’à Hamilton a commencé bien avant les camps d’évaluation organisés dans neuf villes à travers le pays. Il a commencé dans des gymnases, sur des terrains de gazon synthétique et dans des vestiaires de la province, là où le football québécois forge ses caractères.


Les tranchées : Abraham, Favilus et Garofalo

La ligne défensive québécoise s’annonce imposante. Lucas Abraham (6’4", 230 lbs, né en 2009), issu de l’École secondaire Philemon Wright dans la région de Gatineau, représente un profil rarissime : un joueur des Outaouais qui franchit la porte d’un match de cette envergure. Son programme, les Gatineau Vikings, l’a identifié dans un bassin généralement moins exposé aux grandes vitrines nationales.

Du côté offensif, Gabriel Favilus (6’5", 295 lbs, né en 2010) apporte une stature remarquable pour son âge. Natif de Pierrefonds, il évolue avec l’École secondaire des Deux-Montagnes — un programme situé dans la couronne nord de Montréal. À 15 ans, il affiche déjà un gabarit qui attire l’attention des recruteurs nord-américains, et sa présence dans la vidéo promotionnelle officielle du CFC Prospect Game témoigne de la visibilité qu’il a su acquérir rapidement.

Marshall Garofalo (6’3", 225 lbs, né en 2009) représente un secteur géographique encore moins habituel sur ces scènes : il provient de l’École secondaire de la Cité-des-Jeunes, à Vaudreuil-Dorion, et est originaire des Cèdres, en Montérégie. Garofalo a un profil actif sur le site de recrutement NCSA, ce qui indique qu’il cherche activement à se faire valoir auprès des programmes universitaires américains.


Le retour de jeu : McLaren-Desir, un porteur de ballon qui parle par les chiffres

Parmi les onze, Jayden McLaren-Desir est celui dont la saison 2025 est la plus documentée. Le porteur de ballon des North Shore Mustangs de Dorval (6’0", 220 lbs, né en 2009) a compilé 1 096 verges au sol, pour un total de 1 355 verges de gains, accompagnés de 20 touchés. Sur le plan défensif, il a également enregistré 16 plaqués, un bris de passe et une récupération de ballon. Des chiffres qui ont clairement retenu l’attention des évaluateurs du CFC lors du camp de sélection de Montréal en février 2026.


Les receveurs : Cauvier, Lapointe et Lazarre

Le groupe de receveurs québécois est varié tant par l’âge que par l’origine géographique. Jayden Cauvier (5’10 », 165 lbs, né en 2011) est le plus jeune de la délégation québécoise — et l’un des plus jeunes du roster complet. Issu du Collège Bourget de Rigaud, il avait participé au camp d’évaluation CFC de Montréal en février 2026 avec une performance au Bol d’Or encore fraîche en mémoire : 287 verges de réception, six touchés, six plaqués et un ballon échappé forcé lors du match de championnat.

Louis-Simon Lapointe (6’4", 195 lbs, né en 2010) est l’un des profils les plus imposants physiquement parmi les receveurs de l’ensemble du roster. Natif de Québec et formé au Séminaire Saint-François, il bénéficie d’une combinaison de taille et d’agilité qui correspond au prototype recherché par les programmes universitaires nord-américains.

Bradley Lazarre (6’3", 175 lbs, né en 2010), de L’Assomption, représente le programme des Laval Bulldogs — l’un des clubs AAA juvéniles les plus actifs dans la province sur le plan du développement de prospects. À 6’3" pour un jeune de 16 ans, son envergure constitue un atout naturel.


La tertiaire : Alula Nasir, Schwartz, Simard et Sterlin

Quatre joueurs québécois défendront la tertiaire sur la scène nationale, et ils arrivent d’horizons très différents.

Roine Alula Nasir (6’3", 175 lbs, né en 2010) arrive lui aussi des Laval Bulldogs et est natif de Prévost, dans les Laurentides. Sa stature exceptionnelle pour son âge en fait un profil à suivre.

Antoine Simard (5’11 », 175 lbs, né en 2009) provient des Condors de Saint-Jean-Eudes à Québec, l’un des programmes scolaires les plus constants dans la région de la Capitale-Nationale. Selon le portrait publié par CFC en avril 2026, Simard possède une réputation déjà établie avant même le camp d’évaluation.

Sean Oliver Sterlin (5’11 », 185 lbs, né en 2009) est répertorié sur la plateforme Hudl comme ayant évolué au niveau juvénile avec le programme de football de Collège Laval. Il est le seul joueur du roster québécois classé au poste hybride SAM/FS, une polyvalence qui témoigne d’une capacité à jouer autant en couverture qu’à l’approche de la ligne de mêlée.

Le profil le plus atypique de la délégation québécoise est celui de Jack Schwartz (6’0", 170 lbs, né en 2009). Montréalais d’origine, il a fait le choix de s’expatrier en Floride pour évoluer à l’IMG Academy de Bradenton — l’une des institutions préparatoires les plus réputées d’Amérique du Nord en matière de développement athlétique. Son profil NCSA le décrit comme un nickelback discipliné, ancien capitaine défensif et MVP à Lower Canada College avant sa transition vers l’IMG Academy. La sélection de Schwartz illustre un phénomène croissant : des Québécois qui empruntent la filière des écoles préparatoires américaines pour maximiser leur exposition aux recruteurs universitaires.


Un rendez-vous historique

Onze joueurs issus du Québec dans un même roster de showcase national, c’est une donnée qui aurait été difficile à imaginer il y a dix ans. Le CFC Prospect Game a depuis démontré sa valeur concrète : l’édition 2022 à elle seule a produit des engagements NCAA comme celui du demi Raphaël Dunn, natif de Montréal, qui évolue aujourd’hui à Wisconsin. En 2026, les onze représentants de la province portent ce même espoir.

Le coup d’envoi est prévu le 23 mai à 20h, à Hamilton Stadium, en direct sur TSN.


Sources

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